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Les Bandes de Paris- Episode 2 : Les Blousons Noirs : cuir, rock et baston.



Pour sa collection Printemps-Eté 2019, Commune de Paris a voulu raconter les familles une nouvelle fois. Il y a la famille de sang et la famille de cœur, celle que nous choisissons. Elle grandit au fil du temps et des rencontres. Cette saison, c’est bromance et fraternité. Partager un espace, une ville. Prendre Paris à bras le corps, battre le pavé à l'unisson, flâner sur les grands boulevards, de la nuit au petit matin. Une passion commune. Des amis, des frères d’armes, une clique, un groupe, une bande.

L’histoire des bandes parisiennes est aussi une histoire de famille. C’est pour cela qu’on a entrepris de vous la relater en plusieurs épisodes. Une bande, ce sont des membres soudés et des signes distinctifs. En faire partie, c'est partager des valeurs communes, une dégaine, un style vestimentaire et une manière de vivre fièrement revendiquée. Leitmotiv : fraternité, audace, liberté, et hardiesse. Pour ce deuxième épisode de notre série, on vous raconte les Blousons Noirs. Baston, cuir, rock et rébellion.

Vivre librement dans l’anarchie

Les Trente glorieuses. La France connait pour la première fois du siècle, le plein emploi. L’économie se modernise, et la production est à son à son apogée. On entre dans l’air de la consommation à outrance par mimétisme américain. La démographie est galopante, et la majorité écrasante de la population est jeune. Elle n’a pas connu la guerre et grandi bercée par la prospérité, la croissance et les lendemains qui chantent.  Elle écoute du rock, s’éprend des acteurs hollywoodiens et a soif de vivre pleinement son jeune âge. Tout est permis puisque tout est à portée de main.
Ils sont quelques-uns à passer leurs journées au square Saint-Lambert, dans le quinzième arrondissement. Des jeunes oscillant entre la quinzaine et la vingtaine. Ils sont rebelles, trainent en bande et veulent faire régner leur loi. Celle du Rock, du cuir et de la baston. Aucune revendication particulière, aucune cause qui leur tient à cœur.  S’ils s’affrontent entre bandes rivales, c’est pour sauver l’honneur. Vols et agressions gratuites.
Cheveux en arrière, parfois plaqués au gel, ils ont une allure nonchalante, empruntée à Marlon Brando et James Dean.  Leur doxa ? S’opposer à la société traditionnelle et vivre librement dans l’anarchie. Signe distinctif ? Un blouson noir sur le dos. Cette seconde peau leur vaut rapidement un nom dans la presse : Les blousons noirs.

« Live fast, die young»

En 1955, le monde découvre James Dean en lycéen rebelle de dix-sept ans dans un film d’anthologie, La Fureur de Vivre, en anglais Rebel without cause. De nombreux jeunes de l’époque s’identifient au personnage de James Dean, et plus tard à l’acteur lui-même qui meurt à 24 ans, au sommet de sa carrière, au volant de sa Porsche 550 Spyder. «Live fast, die young». L’icône incarne cette fureur de vivre pleinement, libre et sans contrainte. A la même époque, Marlon Brando apparait au grand écran en motard casse-cou et insolent dans L’Equipée sauvage. Son style inspire des millions de jeunes à la recherche de leur identité. En 1958, Harley Davidson commercialise le perfecto, blouson en cuir qui protège le motard du vent. Ce sera donc perfecto noir, large ceinturon et jean brut retroussé sur des bottines en cuir elles aussi. Les blousons noirs s’opposent de par l’habit au conservatisme de la société. Le cuir remplace le tweed et la guitare électrique se substitue à l’accordéon. Ils veulent être vus, crient ou chantent dans les rues qu’ils arpentent en bande. Des Batignolles au quinzième arrondissement. Ils revendiquent fièrement leur style de vie aussi marginal que provocateur.

Rock
Renaud est l’un des premiers à raconter les Blousons Noirs en musique.

« le type a surgi sur l'boul'vard
sur sa grosse moto super-chouette,
s'est arrêté l'long du trottoir
et m'a regardé d'un air bête :
T'as l'même blue-jean que James Dean,
t'arrête ta frime !
j'parie qu'c'est un vrai Lévi Strauss,
il est carrément pas craignoss,
viens faire un tour derrière l'église,
histoire que je te dévalise
à grands coups de ceinturon ! Moi j'y ai dit : 
Laisse béton ! »

En novembre 1961, le festival mondial du rock’n’roll est organisé au Palais des Sports de Paris. L’événement se solde par de violents heurts et la police finit par interrompre le concert et faire évacuer la salle.Le Palais des Sports est ravagé par une foule en délire. Nombreux sont ceux qui voient en cet événement, l’avènement du rock, le vrai. Plusieurs préfectures en France interdisent d’ailleurs les concerts de Rock un peu partout en France. Elle influence grandement l’esprit Blouson Noir. Ils y puisent une énergie et une envie de grandir, à contre-courant des standards imposés par la figure parentale et la société. Le Rock est un besoin de briser leur silence Moustique ou encore Dick Rivers portent la voix d’une jeunesse au sang chaud. . Deux écoles néanmoins ; d’un côté, le rock Johnny Hallyday qui chante l’amour et la fête, de l’autre, Vince Taylor, idole des Blousons Noirs qui lui est plus cru. Alcool, sexe et la violence. Ses concerts, à l’instar de ceux de Johnny, provoquent de véritables émeutes.   
Loin des yéyé, Vince Taylor arborait un style plus radical. Regard sombre, cheveux noirs coiffés au gel, chaines épaisses autour du cou et habillé tout de cuir noir, jusqu’aux gants. Anarchie, boucan d’enfer et baston. Leitmotiv d'une génération. 

 Nedjma Amrani pour Commune de Paris

 

Jérémy Piningre : l'image au corps et à cœur


QUI ? 
Jérémy Piningre.
Artiste, graphiste. 

Né au début des années 80 à Paris, il grandit dans le XXème arrondissement de la capitale. Sa mère travaille alors pour une compagnie de théâtre et son père réaalise des films documentaires. Chez lui, beaucoup de BD et de livres d’art qui forgent son goût pour le dessin. «Mon père dessinait pas mal, j’ai moi-même commencé à faire de la BD très jeune, à 3 ans. Si je ne savais pas encore que je voulais travailler l’image, je savais déjà que je voulais faire de la bande dessinée.» 

LA RENCONTRE 

Nous retrouvons Jérémy dans son atelier, près de la porte Saint-Martin, dans le Xème arrondissement de Paris. Mois de décembre oblige, le froid commence à s’installer, le ciel est gris. Pire, plombé. J’attends Jérémy dans la très vaste cour d’une copropriété en travaux lorsqu’il arrive à vélo, son moyen de locomotion  favoris.
Dans l’immeuble où se trouve son atelier, ils sont nombreux à être passionnés d’art.
L’espace est simple non sans une once de convivialité. Ici, les esprits s’affairent à la création loin de l’agitation parisienne, en compagnie de Fata, la petite chatte noire de Jérémy. «Je l’ai amenée ici parce que nous avons remarqué qu’il y avait quelques souris» dit-il un sourire en coin.
Nous montons à l’étage pour discuter plus amplement autour d’un café.
Jérémy est sympathique et réservé. Assis sur le canapé, jambes croisées, casquette vissée sur la tête, il nous raconte.

« Affinités artistiques »

Après un passage par la prépa d’art Glacière, il entre à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg où il publie ses premières planches et collabore à la réalisation d’un fanzine, aidé par son professeur de l’époque, l’artiste
Guillaume Dégé
Passionné par les structures, les formes et les matières, il étudie le design graphique avant de revenir à l’illustration à travers la bande dessinée. Il publie sa première BD, «
TONIC» en janvier 2015 aux éditions L’Association, en collaboration avec Mathieu Lefèvre, aussi diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg. «Je dois beaucoup à ma maison d’édition. Outre mes publications, c’est grâce aux BD qu’ils éditent que j’ai grandi culturellement ». Piningre aime l’image et la travaille sous diverses formes. Il rencontre avec son ami Théo Mercier le groupe d’électroclash Sexy Sushi dont il imagine la pochette d’album. S’en suit celle des musiciens nantais Mansfield Tya et plus tard, le premier album de son amie Juliette Armanet, dont l’illustration est réalisée en collaboration avec Théo Mercier et Erwan Fichou. «On est une bande de potes, c’est vraiment plaisant de travailler avec des personnes avec qui on partage des affinités artistiques». 
Son art, il le travaille à Paris, ville qui l’a vu grandir, où il a ses points d’attache. Il passe le jour entre République et le Faubourg Saint-Denis, dans son atelier, avant de rejoindre ses amis le soir à Belleville. Il bouquine en hauteur. S’il n’est pas chez «
BATT COOP» rue Doudeauville dans le XVIIIème arrondissement, il flâne souvent au «Monte-en-l’Air» dans le quartier de Ménilmontant. Jérémy aime Paris autant qu’il la déteste, c’est selon lui une belle preuve d’amour que de s’y échapper parfois pour respirer, et mieux la retrouver.

"Je fais très attention à la provenance de mes vêtements"

Appréciant la diversité des médiums et de l’expression artistique, Jérémy collabore avec Commune pour la collection Automne / Hiver 2018. Sébastien Lyky le présente à Alexandre Maisetti, avec qui il pense de nouvelles pièces. Graphisme et textile, l’éternelle passion Commune. "Je ne connaissais pas la marque avant, ça a été une découverte pour moi." confie-t-il. Ainsi, née la collection «Décombres» pour laquelle Jérémy imagine un grand dessin dans lequel les motifs des vêtements sont piochés. On y retrouve ses influences : les cailloux Gothiques d’Edward Gorey et les abstractions dansantes d’Hans Arp. Les visages cassés des statues grecques et les pierres érodées par la marée et le temps. Une façon pour lui d’exhumer les décombres de l’Histoire.

All black everything

Lorsqu’on l’interroge sur son style, Jérémy nous avoue qu’il n’est "pas très mode". Son uniforme ? Pull noir, jean noir, sneakers noires ou paire de Doc Martens- toujours noires- aux pieds. All black everything. "C'est neutre et facile à porter. Je n'aime pas trop me prendre la tete." Sans oublier la casquette, dont la visière cache ses lunettes rondes métalliques. Réservé jusqu’au vêtement ? Peut-être. Il avoue aussi avoir une grande collection de t-shirts à motifs et à logos, chinés dans un squat à Berlin: "L'endroit était énorme, il y avait des fringuespartout, c'était assez impressionnant" .
Ses achats ? Parcimonieux pour l'essentiel :"Je fais très attention à l’origine et à la provenance de mes vêtements et à ce que je porte. Je suis très sensible à l’écologie. Je n’achète pas de vêtements neufs, que je trouve hors de prix … je chine tout avec ma copine. Je lui fais confiance pour la sélection des matières, c’est elle qui m’a un peu initié à ça. D’ailleurs, je porte son col roulé noir en cachemire." dit-il en souriant. S’il apprécie les magasins de seconde main, il empreinte volontiers certaines pièces à ses amis "parfois même sans leur consentement !". Pas très adepte de la sape, Jérémy est néanmoins très sensible à l’art du vêtement. Son initiation à l’habillement se fait par les magazines de sa mère, dont «
100 idées», magazine des années 70 qui aborde la mode et l’art de vivre, en prônant le "do it yourself". Il se souvient, plus tard, d’une exposition de la Maison Margiela qu’il avait beaucoup apprécié. Au quotidien, il aime observer les gens au gré de ses pérégrinations dans les rues parisiennes ou assis en terrasse, une tasse de café entre les mains : "Les gens se regardent beaucoup à Paris. On se cherche un peu des yeux. Je trouve ça sensationnel ! Le truc chouette à Paris c’est que tout le monde fait attention à ce qu’il porte, même pour aller acheter le pain à la boulangerie. Il y a quelque chose de très touchant. C’est une sorte de générosité envers le monde. Faire attention à ce qu’on dégage extérieurement pour les autres, c’est quand même sympa !"


                                                                                            Nedjma Amrani pour Commune de Paris

 

 

Les Bandes de Paris - Episode 1: Les Apaches, voyous du style


Pour sa collection Printemps-Eté 2019, Commune de Paris a voulu raconter les familles une nouvelle fois. Il y a la famille de sang et la famille de cœur, celle que nous choisissons. Elle grandit au fil du temps et des rencontres. Cette saison, c’est bromance et fraternité. Partager un espace, une ville. Prendre Paris à bras le corps, battre le pavé à l'unisson, flâner sur les grands boulevards, de la nuit au petit matin. Une passion commune. Des amis, des frères d’armes, une clique, un groupe, une bande.

L’histoire des bandes parisiennes est aussi une histoire de famille. C’est pour cela qu’on a entrepris de vous la relater en plusieurs épisodes. Une bande, ce sont des membres soudés et des signes distinctifs. En faire partie, c'est partager des valeurs communes, une dégaine, un style vestimentaire et une manière de vivre fièrement revendiquée. Leitmotiv : fraternité, audace, liberté,et hardiesse.
Pour ce premier épisode de notre série, on vous raconte les pionniers de la culture du clan au XXème siècle. Connus pour leur violence et la terreur qu’ils faisaient régner dans la capitale, les Apaches n’épargnaient personne.

"Né sur le pavé de Paris. Tout gosse, il se traine dans les ruisseaux"

A
la Belle Epoque, le quartier de Bastille était moins connu pour ses soirées festives que pour sa dangerosité. De la rue de Lappe à Belleville en passant par Ménilmontant, les Apaches semaient le chao. En une des journaux : meurtres, arnaques, braquages ou viols. Ils sont craints par le tout Paris. Selon l’essayiste et journaliste Louis Latzarus, l’apache est «Né sur le pavé de Paris. Tout gosse, il se traine dans les ruisseaux » des quartiers de la périphérie ou de la banlieue» écrit-il dans la Revue de Paris du 1er juin 1912. Pourquoi ce nom d’ «Apaches» ? Il s’est imposé au fil des articles de presse, initialement donné par les journalistes Arthur Dupin et Victor Morris dans Le Petit Journal du 2 janvier 1910 dont voici un extrait :

«Il énumérait complaisamment ses hauts faits et ceux de ses compagnons, expliquait avec une sorte d'orgueil les moyens employés par lui et par ses acolytes pour dévaliser les magasins, surprendre les promeneurs attardés et les alléger de leur bourse […]. Il faisait de ses exploits une description si pittoresque, empreinte d'une satisfaction si sauvage, que le secrétaire du commissariat l'interrompit soudain et s'écria : «Mais ce sont là de vrais procédés d’Apaches !»

Complaisance, orgueil et satisfaction sauvage. L’insolence incarnée. Un Far West en plein Paris. Etre Apache, ce n’est pas seulement semer le trouble, c’est aussi
adopter les codes d’un clan. Signe distinctif ? L’œil de biche. Un tatouage que certains arboraient au coin de l’œil. L’allure Etudiée. Veste courte et cintrée ouverte sur une chemise chiffonnée ou un pull rayé, type marinière. Attitude débraillée, mais foulard noué autour du cou. Casquette sur la crane, le regard à l’ombre. A la « gavroche » … l’innocence en moins. En bas, pantalon pattes d’eph’ qui laisse entrevoir des chaussettes clinquantes et des chaussures impeccablement cirées, luisantes. Tape à l’œil. Impossible de passer à côté de ce détail très atypique pour l’époque. Voir et être vus. Le style est insolent et pour le moins précurseur. 
L’attitude suit elle aussi. Loin des mœurs conservatrices du début du XXème siècle, les Apaches sont du genre à ruer dans les brancards. Ni pudeur, ni morale. Frondeurs et dépouilleurs de bourgeois, ils en viennent vite aux mains pour sauver leur honneur et s’imposer.

"30 000 rôdeurs contre 8 000 sergents de ville"

Poussés à la délinquance par la précarité, fuyant l’usine, ces jeunes entre quinze et vingt-cinq ans mettent Paris à feu et à sang. Chacune de leurs manifestations est un nouveau chapitre de roman noir, haut en couleurs. Entre 1902 et 1907, des affrontements quotidiens ont lieu entre les Apaches et la Police Boulevard Sébastopol. Leurs techniques sont si novatrices et violentes qu’elles sont relatées dans les journaux et illustrées. Exemple : le «coup du père François», qui consistait en le fait de surprendre sa victime par derrière, lui nouer un linge autour du coup et la stranguler rapidement en la soulevant. Elle et son agresseur sont alors dos à dos, ce qui permet au complice de ce dernier de lui faire les poches. Outre les vols, des usines sont incendiées, des bars pillés, lesrèglements de compte se multiplient. On oserait à peine mettre le nez dehors si l’on en croit les informations du journal susmentionné :

«Plus de 30 000 rôdeurs contre 8 000 sergents de ville : l'apache est la plaie de Paris.
Nous démontrons plus loin, dans notre « Variété », que, depuis quelques années, les crimes de sang ont augmenté dans d'invraisemblables proportions. On évalue aujourd'hui à au moins 70 000 le nombre de rôdeurs — presque tous des jeunes gens de quinze à vingt ans — qui terrorisent la
capitale.»


La bande est mixte, une révolution pour l’époque. Les femmes adoptent une attitude très libérée sans s’en cacher. Elles prennent part aux délits organisés ce qui choque l’opinion publique -Bonnie and Clyde n’ont qu’à bien se tenir. La plus connue d’entre elles est une jeune prostituée, Amélie Elie surnommée Casque d’Or en référence à sa crinière blonde comme les blés qu’elle coiffe en un épais chignon. Son histoire d’aventurière insoumise, tantôt criminelle, tantôt amante passionnée fascine.

L’affaire Casque d’Or

Parmi les grandes figures Apaches, nous retrouvons donc Casque d’Or alias Amélie Elie. Jeune, elle fuit le domicile familial pour s’installer avec son premier amour – et premier proxénète-, un ex-détenu connu sous le nom de Bouchon. Battue, elle est contrainte à vivre dans la rue et se prostitue pour subvenir à ses besoins. Par ce biais, elle fait la rencontre de Joseph Pleigneur surnommé Manda, chef de la bande des Orteaux. Ainsi débute une histoire d’amour – toujours sur fond de proxénétisme. Délaissée par ce dernier, souvent absent du fait de ses affaires, Casque d’Or se sent seule. Après avoir multiplié les amants et amantes, elle finit par le quitter au bout de quatre ans pour François Dominique dit Leca. La jeune Apache déménage des hauteurs du 20ème arrondissement au quartier de Charonne. Véritable Hélène de Troie de la Belle Epoque, elle déclenche une guerre des gangs entre les Orteaux et les Popincourt, avec Leca à leur tête.
Après de nombreux heurts, les hommes de Manda finissent par avoir la peau de Leca. Ils le tuent dans le fiacre qui le ramenait de l’hôpital.La presse suit l’affaire de près, au jour le jour.  L’histoire rend Casque d’Or célèbre. Elle se produit même au cabaret Alexandre, boulevard
Saint-Martin dans un spectacle nommé «Casque d’Or et les Apaches ».


Son histoire est adaptée en 1952 au cinéma par Jacques Becker. Elle est incarnée par Simone Signoret alors que Serge Reggiani incarne Leca. Difficile d’imaginer un hommage plus prestigieux.



                                                                                   
Nedjma Amrani pour Commune de Paris